Vertu des plantes

La phytothérapie est l’art de soigner avec des végétaux dont l’efficacité est reconnue.

Elle est vraiment “vieille comme le monde”. L’homme a pris conscience de la vertu des plantes, en voyant les animaux mâcher des herbes. Il put constater que les unes les faisaient dormir, ou les revigoraient, ou que d’autres supprimaient leur toux.

Au cours des siècles, l’homme compléta ses connaissances, et codifie la phytothérapie. Ce fut en Chine que les premiers essaies furent réalisés. Ainsi, Li Che Ten oublia, deux mille ans avant notre ère, un de ces traités appelé “Pen Tsao”, où les plantes sont décrites et leurs vertus mentionnées.

Mille en plus tard, les Hindous découvrirent dans le “Livre de Vie” de Susrutas, les végétaux qui guérissent, ainsi que leur emploi. La médecine arabe, bien avant le célèbre Avicenne, et la thérapie des Hébreux, avaient recours aux plantes.
Les Chinois, les Hindoux, puis les Egyptiens, les Grecs et les Latins reconnurent de l’intérêt aux végétaux, du fait qu’ils dépendaient du Soleil et de l’Eau, dispensateurs de vie et de santé. Soleil et Eau nourrissaient la plante et la faisaient croître. Celle-ci contenait donc des principes bénéfiques. Ovide a fait dire à Apollon, Dieu du Soleil : “La médecine est de mon invention, et la vertu des plantes m’est assujettie”.

L’histoire de la phytothérapie

L’histoire de la phytothérapie est émaillée d’erreurs ou de naïvetés. Les Anciens ignoraient nos moyens matériels et intellectuels, d’investigation ou de contrôle. Ils se fiaient au raisonnement par analogie, leurs expériences étaient rares et peu rigoureuses. Jusqu’au XVIe siècle, et même plus tard, la doctrine des signatures fut la source de thérapeutiques illusoires. On pensait que l’aspect physique des plantes dévoilait leurs qualités. L’Euphraise, présentant sur sa corolle une tache jaune, qu’on pouvait prendre pour un œil, aurait une action bénéfique des les affections de l’œil. La Chélidoine, possédant un latex jaune qui évoque la bile, devait servir à soigner les maladies du foie, et ainsi de suite.

Bien d’autres pratiques magiques encombrèrent la phytothérapie contribuant à la dénaturer.

Beaucoup de plantes avaient une action bienfaisante, et certaines furent introduites récemment, en particulier le Quinquina qui est également utilisé pour préparer différents types de gin et d’autres apéritifs, aux XVIIe et XVII e siècles.
A partir du début du XIXe siècle, on apprit à extraire les principes actifs des plantes, par les méthodes chimiques. Dans de nombreux cas, on préfère administrer ces substances purifiées, plus actives et d’efficacité plus constante. Puis, de nombreux médicaments, purement chimiques, apparurent. Ils sont absolument indispensables.

La phytothérapie a connu une éclipse. Juste retour des choses : les antibiotiques, qui sont peut-être la plus grande conquête de la médecine moderne sont produits par les plantes médicinales, les plus modestes qui soient : des moisissures et même des bactéries.

Les plantes médicinales classiques entrent encore en grande quantité, sous forme de poudres, d’extraits, etc.. dans la composition de nombreux médicaments.

Beaucoup se consomment et se cultivent dans la thérapeutique, souvent on en extrait le principe le plus actif, pour le présenter de la même façon qu’un produit chimique de synthèse. Les recettes simples, proposées sur ce blog sont toujours valables. Elles sont le fruit de la tradition, alliée à l’expérimentation. Il suffit d’en connaître les limites pour les utiliser à bon escient.