Le savon d’Alep

L’histoire du savon d’Alep

Élaboré depuis la haute Antiquité, le savon d’Alep représente plusieurs milliers d’années de culture et d’histoire. Le mode de fabrication originaire de la ville d’Alep en Syrie a été perpétué.


Au fil du temps, et grâce aux croisés qui le rapportèrent en Occident, ce savon s’est répandu à travers le bassin méditerranéen, en passant par l’Italie et l’Espagne, pour atteindre Marseille, dont le savon est l’héritier direct du Savon d’Alep. Plus largement, le savon d’Alep est à l’origine de la totalité des savons durs dans le monde.

Il est élaboré exclusivement avec des matières premières naturelles. L’olive et le laurier sont utilisés pour sa fabrication, ajoutant parfum et, d’après certains, des vertus curatives à ce savon dit « surgras ».

Sa composition

• Huile d’olive
• Huile de baies de laurier
• Eau
• Soude ou cendre de salicorne.

 

Fabrication du savon d’Alep

Chaque année, en novembre, quand les huiles d’olive viennent d’être extraites, le même rituel se répète dans les vieux souk d’Alep. L’huile d’olive est cuite, avec l’eau et la soude, très lentement plusieurs jours dans un grand chaudron en pierre, selon le vieux procédé de saponification.

En fin de cuisson, quand la pâte est prête, il est ajouté l’huile de baies de laurier afin de l’enrichir et de la parfumer. Au terme de la cuisson la pâte est étalée et découpée manuellement.
Les savons, de couleur verte, sont échafaudés en tours pour une très longue période de maturation au grand air. Le savon sèche, durcit durant de longs mois. En séchant, il prend une couleur brune, seul le cœur reste vert.

Le savon d’Alep ne s’est longtemps présenté que sous la forme d’un pain cubique sur lequel est inscrit le nom du fabricant ainsi que la qualité du savon. À ce savon découpé s’est ajouté un savon moulé de taille plus réduite.

Très respectueux des peaux les plus sensibles, on peut l’utiliser aussi bien pour la toilette du corps et des cheveux, que pour le linge.